Syndicat CGT du personnel du CNFPT

Fonction publique territoriale : des salaires moyens en baisse en 2004

dimanche 26 novembre 2006.

Les Échos du 21/11/06

Compte tenu de l’inflation, le salaire net moyen d’un fonctionnaire territorial a baissé de 0,7 % entre 2003 et 2004, soit davantage que pour un fonctionnaire d’Etat.

A l’heure où s’opèrent de vastes transferts de personnels (TOS) de la fonction publique d’Etat vers la fonction publique territoriale, la dernière étude de l’Insee sur l’évolution des salaires tempère quelque peu la présentation plutôt avantageuse faite jusqu’alors de la situation des agents de la territoriale. Les 1,2 million d’agents des collectivités et des établissements publics locaux ont perçu en 2004 un salaire annuel net moyen de 18.936 euros en 2004, soit, en euros courants, une augmentation de 1,3 %. Compte tenu de l’inflation (2,1 %), ce salaire a en réalité baissé de 0,7 % en euros constants, « soit un peu plus que dans la fonction publique d’Etat (- 0,4 %) ». Seul le salaire des cadres est resté constant, celui des employés et ouvriers (un peu plus des deux tiers des effectifs) diminuant même de 1 %.

Cette moyenne masque de nombreuses disparités, à commencer par celles sur le type de collectivité. Selon l’Insee, la baisse de salaire moyen ne concerne pas les régions, qui ont enregistré une hausse de 2 %. De même les évolutions salariales varient selon qu’il s’agit de la filière technique (- 1,2 %) ou de la filière administrative (+ 0,3 %). Ces diverses tendances sont sans doute dues au fait que la fonction publique territoriale a beaucoup embauché en 2004 (+ 1,7 % et même + 2,4 % de salariés à temps complet) mais aussi en raison de la politique spécifique de chaque collectivité en matière d’emploi et de rémunérations. Ainsi les communes et les communautés de communes (plus des deux tiers des emplois), abritent une forte proportion d’employés et d’ouvriers (73 %) et ont un taux d’encadrement qui demeure faible (7 %). Au contraire ce taux d’encadrement est deux fois plus élevé dans les départements même si le personnel exécutif reste nombreux. Tout à fait à l’opposé, les régions, avec seulement 1 % de l’emploi total, ont un très fort taux d’encadrement (38 %).

« Avec le développement de l’intercommunalité et la poursuite de la politique de décentralisation, ce paysage se transforme progressivement », note l’Insee. Ainsi la croissance de l’emploi communal se ralentit au profit de l’intercommunalité. Au niveau régional, les emplois de catégorie intermédiaire se développent davantage.


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