Syndicat CGT du personnel du CNFPT

Pour la défense des acquis sociaux : retraite, sécurité sociale, statut

lundi 24 septembre 2007 par CGT du CNFPT

Pendant l’été, le gouvernement a multiplié les mesures anti-sociales : paquet fiscal, autonomie des universités, remise en cause du droit de grève. Le président de la République vient de s’exprimer 3 fois en 3 jours. Avec un seul discours : poursuivre la politique généralisée de casse des acquis sociaux !

RETRAITES : PUBLIC - PRIVE 37,5 POUR TOUS

L’attaque contre les régimes spéciaux est l’alibi pour remettre en cause tous les régimes de retraite par répartition. Il s’agit pour le gouvernement d’organiser la division entre les salariés.

Il y a 15 ans, tous les salariés –public, privé, régimes spéciaux- bénéficiaient d’une retraite à taux plein après 37 annuités et demi. L’égalité était garantie sur la base du progrès social.

Ce sont les contre-réformes BALLADUR (1993) et FILLON (2003) qui ont détruit cet acquis social fondamental. Aujourd’hui, au nom d’une prétendue égalité il s’agit de niveler tous les salariés vers le bas en allongeant à 41, 42, 43 ans le nombre d’annuités de cotisation. C’est une régression sociale sans précédent. On nous montre ainsi en exemple l’Allemagne ou le Danemark où la réforme vise à faire passer l’âge de la retraite de 65 à 67 ans.

Concernant plus particulièrement la retraite des fonctionnaires : André SANTINI annonce la couleur en déclarant que « d’une certaine manière le régime des fonctionnaires est un régime spécial ». Toutes ces mesures n’ont qu’un seul objectif : détruire le système des retraites par répartition issu de la résistance et favoriser les fonds de pension et la spéculation.

En 1995 et en 2003, par millions nous nous sommes battus pour la défense de nos retraites. Est-il possible de laisser faire sans réagir ?

SECURITE SOCIALE : NON AUX FRANCHISES MEDICALES

Sarkozy a confirmé l’instauration de franchises médicales sur les actes médicaux et les médicaments. Après les déremboursements massifs de médicaments, le 1euro forfaitaire, le forfait hospitalier, c’est une nouvelle attaque contre le droit à la santé pour tous.

FONCTION PUBLIQUE : POUR LE MAINTIEN DE L’ACQUIS REPUBLICAIN DU STATUT

Le discours du président Sarkozy à Nantes prétend organiser la liquidation de cet acquis historique de la Résistance, qu’est le statut de la fonction publique. A travers la fonction publique, c’est notre modèle républicain du vivre ensemble qui est attaqué.

La privatisation de la fonction publique, c’est la compétition de tous contre tous, c’est la soumission des missions de service public à la seule logique du profit, c’est la disparition – sous couvert des services d’intérêt général, cheval de Troie de l’Union européenne- des valeurs du service public : égalité d’accès, neutralité.

La privatisation de la fonction publique, c’est la disparition du fonctionnaire, garant des règles de la république et indépendant du pouvoir politique. C’est l’introduction du salaire dit « au mérite » qui est un salaire individualisé, ne vise qu’à récompenser la soumission et à diviser le personnel. C’est le retour aux règles du capitalisme archaïque. Faut-il rappeler qu’au lendemain de la Résistance, c’est à l’unanimité qu’ont été votée par l’Assemblée Constituante de 1946 les bases du statut de la fonction publique ?

CNFPT : POUR LA DEFENSE DES FI, DES ENACT, DES CIC, DE L’UNITE DE L’ETABLISSEMENT

Au sein de notre établissement la même politique conduit aux mêmes effets de régression sociale. La mise en œuvre de la loi HORTEFEUX prétend organiser la liquidation pure et simple des formations statutaires. On annonce 5 jours de FI pour toutes les catégories…en lieu et place des 60 jours actuels pour les A ou les B.

Dans ces conditions le syndicat CGT du CNFPT n’était-il pas fondé, dans le cadre de l’intersyndicale, de déclarer : la loi HORTEFEUX, c’est le démantèlement du CNFPT, c’est la liquidation du statut de la fonction publique territoriale.

N’étions nous pas fondés à dire « après les CIC, les ENACT sont les 1ères visées » ?

Dans chacune de nos structures, l’anticipation de la loi produit des effets délétères : restructurations qui s’apparentent à autant de sauve qui peut, pression sur les agents, démoralisation de tous. Les dernières propositions de la Direction pour l’introduction d’une prime au mérite dans le régime indemnitaire des cadres du CNFPT répondent aux volontés du président de la République.

Le syndicat CGT du CNFPT alerte tous les agents de l’établissement sur les conséquences de ces dispositions. Il appelle à la mobilisation de tous pour exiger le rétablissement du volume antérieur des formations statutaires et l’alignement par le haut des FI.

DEVANT TANT D’ATTAQUES CONVERGENTES, EST-IL POSSIBLE DE NE PAS REAGIR ?

Le syndicat CGT du CNFPT propose à tous les agents de discuter de ces questions, de s’organiser et de préparer ensemble les luttes qui s’annoncent.

Paris, le 19 septembre 2007

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