jeudi 19 octobre 2006
A la demande des Secrétaires Généraux des syndicat CGT des Départements d’Outre-Mer :
Et pour que soient informé les agents du CNFPT, nous vous communiquons le tract diffusé par ses camarades lors de la Conférence des CRO à Marseille.
Marseille, le 17 octobre 2006
Dénoncent :
La politique de répression anti-syndicale de certaines collectivités d’Outre-Mer.
D’une part, la politique de formation dans les départements d’Outre-Mer et particulièrement en Guadeloupe ne répond pas aux besoins des agents de ces collectivités. Dans ces dernières le départ en formation est assujetti aux besoins des services, ceux-ci n’étant pas suffisamment organisés, le droit à la formation demeure une utopie. Pour la plupart, il n’y a pas de plan de formation et le CNFPT ne joue pas le rôle qui lui est dévolu s’inspirant tout simplement des catalogues des autres délégations régionales. Plus grave, les catalogues sont souvent émis sans l’avis des CRO, rien sur les emplois spécifiques ( exemple : piroguiers, gardien de l’environnement....).
La Guadeloupe là encore se distingue par rapport à sa double insularité qui constitue un problème de gestion.
Ni les élus, ni le CNFPT ne respectent la législation en vigueur spoliant ainsi les agents de leur droit à la formation.
Par ailleurs, les déroulement de carrière constituent également une source de difficultés : les textes concernant la promotion ne sont pas appliqués « équitablement ». Un tri sélectif fondé sur des critères relationnels et politiques est effectué en amont dans ces mêmes DOM. De plus, les examens professionnels et les concours ne sont pas tous préparés. Et afin de pallier aux carences voire aux défaillances du CNFPT de la Guadeloupe, certaines collectivités ont fait appel à des organismes privés sous la pression des syndicats afin de préparer des concours en intra.
Mais que font donc les représentants de l’Etat dans les DOM ? A quoi sert le contrôle de légalité ?
Combien d’exécutifs n’ont pas entériné et mis en œuvre la refonte des carrières de 2005. Quant à la notation quelle catastrophe : des années de retard.
Y a-t-il connivence voire collusion entre les centres de gestion des DOM et les maires ? Il n’empêche qu’ils ne jouent pas le rôle qui leur est dévolu.
Pour exemple, le maire de Sainte Rose, commune de Guadeloupe, s’est distingué en faisant prendre une délibération par son conseil municipal pour le protéger suite à une déclaration préalable trop virulente à son goût pendant une grève du personnel communal.
Dire qu’ils en sont même arrivés en guise de dialogue social à traduire devant les tribunaux les syndicalistes qui demandaient l’application des lois et règlements qu’ils avaient eux-mêmes voté au Parlement. Il suffisant pourtant simplement de les appliquer.
Ces mêmes chefs d’édilités qui sont présents en nombre ici à ce CRO pratiquent chez eux la répression anti syndicale.
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