Hortefeux : le sale coup se fait en douce
Mutisme gouvernemental, silence épais du Président du CNFPT, complexité du projet de loi et de ses 12 versions, tout conduit à une position en retrait de la majorité des collègues face au projet de loi. Pourtant, tous se demandent ce qu’ils deviendront, comme en témoigne la pétition intersyndicale, largement signée. Dès aujourd’hui, l’inquiétude a trait aux Plans Régionaux de Développement, à un climat de plus en plus pénible, aux craintes pour l’avenir personnel de chacun.
LES PLANS REGIONAUX DE DEVELOPPEMENT (PRD)
Ils fleurissent avec le printemps dans les Délégations. Six sont terminés. Ils aboutissent à des réorganisations, des choix dans les priorités pédagogiques, et des interrogations !
Que valent-ils alors que nous sommes en plein cyclone législatif de la loi Hortefeux ?
Sans orientations nationales, comment garder une logique d’Etablissement Unique ? Ou alors sont-ils un premier pas vers la régionalisation des Délégations ?
S’agit-il d’un accompagnement, de l’intérieur, du projet de loi Hortefeux et de ses orientations ultra-libéralistes ? (« vendre » à des clients plutôt que satisfaire des besoins sociaux...)
Que les PRD améliorent les conditions de fonctionnement est une chose. Que l’on change à cette occasion l’organisation, pour casser l’état d’esprit et la culture du CNFPT, pour casser le service public, nous disons NON.
Négociations A.G.C.S. [1], Casse des services publics par l’Europe... avec tous les Français (contre la constitution européenne) nous redisons NON.
MANAGEMENT ET RELATIONS DE TRAVAIL
Ici et là, des collègues (A, B ou C) témoignent de leurs difficultés croissantes au sein de leur structure. Tensions, charge de travail, relations dégradées avec la hiérarchie, isolement et stress, certains craquent.
Le Syndicat CGT a décidé de mettre en place un groupe d’information et d’observation sur cette question. A force de rupture avec le service public et les acquis de l’établissement, on arrive à des attaques personnelles contre des fonctionnaires, des contractuels. Il en a été de même contre certains emplois-jeunes.
Le projet de loi, s’il se concrétise, va poser de graves questions de fonctionnement et même de finalité de notre établissement public. Nous devons rester vigilants : le CNFPT n’est pas une entreprise privée de formation.
Pour un contact : joignez les membres du bureau et voyez le site CGT
PROJET DE LOI HORTEFEUX ET DEVENIR DES PERSONNELS
Le projet de loi attaque les missions « Concours et Emploi » du CNFPT (paritaire) pour des transferts aux CDG, non paritaires et donc exclusivement patronaux.
D’autre part, le « Droit individuel à la formation » rompt avec le principe de la formation payée par l’employeur sur le temps de travail, et déséquilibre complètement le système de financement existant. Avec le DIF, les préparations Concours, les Formations Continues voulues par le Fonctionnaire et les Formations Individuelles ne pourront pas dépasser 20 heures par an. Fini l’ascenseur social et le fonctionnaire-acteur de la carrière.
A l’évidence, l’Etablissement a été très mal promu et défendu par son état-major. Il n’est pas question que le personnel paye les conséquences de la loi. Dans certaines structures (CIC) les agents ont été interrogés sur leurs choix personnels à terme (CNFPT ou CDG). Pour notre organisation syndicale, il n’est pas question de négociations individuelles. Nous négocierons après publication de la loi et de ses décrets. Nous rappelons que nous sommes contre cette loi de démantèlement du statut.
Notre syndicat s’engage à défendre chaque collègue et les défendra. Il s’oppose à toute négociation avec l’UNCDG tendant à favoriser un passage en masse de certains personnels du CNFPT vers les CDG.
Restons unis ensemble, Défendons le CNFPT et nos postes !
[1] A.G.C.S. : Accord Général pour le Commerce et les Services.
CGT du CNFPT
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Réforme du CNFPT
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