mardi 20 novembre 2007
François Fillon a déclaré la réforme de la fonction publique « urgence nationale ». Dans les faits, le discours de Nicolas Sarkozy à Nantes trace les grandes lignes du démantèlement de la fonction publique, de ses fondements républicains et statutaires.
Le président de la République propose :
Autant d’orientations contenues dans la loi Hortefeux du 19.02.2007 contre laquelle s’est mobilisée l’intersyndicale. On commence à prendre la mesure aujourd’hui, au sein du CNFPT, des effets destructeurs de la loi pour notre établissement, ses missions et ses personnels : transfert des concours et des missions emploi sans réelle garantie apportée à nos collègues ; laminage des formations statutaires avec une incertitude sur le devenir des ENACT, de leurs missions et de leurs agents ; exacerbation d’une logique concurrentielle de la formation professionnelle des agents publics.
Nous sommes tous concernés par la mobilisation pour la défense des régimes de retraite. En effet, le refus de l’allongement de la durée de cotisations pour tous les salariés à 41 ans, 42 ans, 42,5 rappelle que le retour aux 37 ans et demi pour tous - public, privé - constitue le socle de la revendication unitaire de nos organisations syndicales. Certains secteurs d’activité sont déjà dans le mouvement. Comment bloquer le processus d’allongement des retraites à 41 ans que prétend imposer en 2008 le gouvernement ? Ne faut-il pas dès maintenant organiser la mobilisation unitaire de l’ensemble des salariés contre le passage aux 41 annuités, pour le retour aux 37,5 pour tous ?
Nous attirons aussi l’attention de nos collègues sur les risques qui pèsent sur les bonifications pour les mères de famille. Le 18 septembre, Nicolas Sarkozy déclarait en effet : « Tous les sujets, je dis bien tous les sujets, seront sur la table : l’allongement de la durée de cotisations, les bonifications… »
Dans notre établissement, nous subissons tous la dégradation de nos conditions de travail. Bien que la direction générale s’efforce d’instaurer un dialogue social, dans les DR et les Ecoles l’absence d’anticipation de mise en œuvre de la loi crée de l’inquiétude. Où allons nous ? Qu’allons nous devenir ? Nous n’avons aucune réponse à ces questions. C’est cette situation qui crée la pression que nous ressentons tous.
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