lundi 8 octobre 2007
L’attaque contre les régimes spéciaux est l’alibi pour remettre en cause tous les régimes de retraite par répartition. Il s’agit pour le gouvernement d’organiser la division entre les salariés.
Il y a 15 ans, tous les salariés –public, privé, régimes spéciaux- bénéficiaient d’une retraite à taux plein après 37 annuités et demi. L’égalité était garantie sur la base du progrès social.
Ce sont les contre-réformes BALLADUR (1993) et FILLON (2003) qui ont détruit cet acquis social fondamental. Aujourd’hui, au nom d’une prétendue égalité il s’agit de niveler tous les salariés vers le bas en allongeant à 41, 42, 43 ans le nombre d’annuités de cotisation. C’est une régression sociale sans précédent. On nous montre ainsi en exemple l’Allemagne ou le Danemark où la réforme vise à faire passer l’âge de la retraite de 65 à 67 ans.
Défense des retraites du public, du privé, des régimes spéciaux : nous sommes tous concernés !
Le 1er ministre a décrété la réforme de la fonction publique « urgence nationale » ! En fait il s’agit d’organiser la liquidation du statut de la fonction publique, la privatisation des services publics, la liquidation de nos garanties statutaires. Dans toutes les administrations, la précarité se développe. La précarité, c’est moins de droits, moins de salaire, pas de perspective. La précarité, c’est la triple peine pour nos collègues ! Le gouvernement refuse d’augmenter les salaires. Il propose la division du personnel par l’individualisation, l’instauration de prime au mérite, et un insultant « pécule » pour partir. La fonction publique n’est pas à vendre. La Fonction publique est à défendre.
Contre la liquidation du statut
Au sein de notre établissement la même politique conduit aux mêmes effets de régression sociale. La mise en œuvre de la loi HORTEFEUX prétend organiser la liquidation pure et simple des formations statutaires. A ce jour, on annonce 5 jours de formation d’intégration et 2 jours obligatoires tous les 5 ans de formation de professionnalisation pour toutes les catégories en lieu et place des 60 jours actuels de FI pour les A ou les B.
Dans le cadre de la mobilisation unitaire contre la loi HORTEFEUX, l’intersyndicale CFTC-CGT-FO-UNSA n’a cessé de le répéter : la loi Hortefeux comporte de nombreux risques pour le CNFPT. L’intersyndicale n’a cessé de le dire : toutes les structures sont concernées : CIC, DR, ENACT et INET [1], Siège.
Dans chacune de nos structures, l’anticipation de la loi produit des effets délétères : restructurations pression sur les agents, démotivation d’un grand nombre.
Pour la défense de notre établissement, de ses missions et valeurs ! Pour la défense des personnels- à commencer par les agents des CIC :
Dans l’unité des organisations syndicales et avec le personnel, opposons nous aux mesures de régression sociale :
Paris, le 8 octobre 2007
[1] CIC : Centre Interrégional des Concours
DR : Délégation Régionale
ENACT : École d’Application des Cadres Territoriaux
INET : Institut National Des Études Territoriales
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