Syndicat CGT du personnel du CNFPT
"Journée de solidarité" déclaration au CTP du 8/11/2005

Ni peste, ni cholera : la défense des conquêtes sociales

mercredi 16 novembre 2005 par CGT du CNFPT

« On nous demande de choisir entre la peste et la choléra ». C’est dans ces termes que nos camarades de la SNCM se sont exprimés devant les propositions du gouvernement visant à la privatisation-destructiuon de leur société. C’est dans ces mêmes termes que nos camarades de la RTM ont été amenés à rejeter les propositions du médiateur contre la privatisation de la régie des transports marseillais. Dans un contexte, certes moins dramatique, mais tout aussi significatif, la DG nous demande aujourd’hui de choisir entre la peste et le choléra pour la journée de travail gratuite qu’elle continue à nous imposer.

Cette journée, nous l’avons dit et redit, est inique, injuste et stupide. Qui est responsable du décès des 15.000 personnes âgées pendant la canicule de l’été 2003 si ce n’est tous les gouvernements qui, année après année, attaquent l’hôpital public et la Sécurité sociale ? A qui demande-t-on de payer les politiques de régression de ces gouvernements successifs ? Toujours aux mêmes : à nous, les salariés !

Dans les faits, la proposition qui nous est soumise vient à nous faire marcher dans la combine. Nous ne marchons pas !!! Le prochain jour de « corvée » suscitera la même réaction que le précédent. Nous maintenons notre demande syndicale de rendre aux salariés qui, l’an passé, se sont dressés contre cette journée de corvée l’argent qui leur a été prélevé l’an passé. Ce n’est pas la peine de faire des annonces mirobolantes, des CNFPT Actu spéciaux sur l’augmentation du régime indemnitaire pour ensuite nous voler 7 heures de travail chaque année.

Décidément, vous ne connaissez qu’une politique, celle du « persiste et signe dans l’erreur ». L’expérience de l’an passé a été désastreuse. Celle de l’an prochain le sera encore plus puisque les écoles seront fermées et que de nombreuses collectivités maintiennent le caractère férié du Lundi de Pentecôte. Comment s’organiseront les formation d’agents le Lundi de pentecôte, jour férié pour les uns et non pour les autres ? Comment s’organiseront nos collègues pour la garde de leurs enfants puisque les écoles seront fermées ? Comment garantir l’égalité entre les différentes structures du CNFPT, sur tout le territoire de la République, pour éviter la pression de directeurs de structures sur nos collègues ?

Le seul moyen de maintenir cette égalité, c’est de décréter l’établissement CNFPT fermé au niveau national - fermer toutes les structures du CNFPT- et donner un jour de congé supplémentaire comme les font de nombreuses collectivités. C’était notre demande de l’an passé. C’est notre demande cette année. En attendant qu’un gouvernement moins borné et soucieux de la défense des acquis sociaux abroge cette loi aussi inique que stupide.

Voilà la réponse du syndicat CGT du CNFPT sur la réquisition de Pentecôte.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | visites : 76840

Site réalisé avec SPIP 1.9.1 + ALTERNATIVES

RSSfr

Valid XHTML 1.0 Transitional